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Résumé : En France, les images de vidéosurveillance ne peuvent en principe pas être conservées plus d'un mois, et quelques jours suffisent souvent. La durée réelle dépend de la finalité du dispositif, du type de stockage et des paramètres d'enregistrement. En cas d'incident, seules les séquences utiles peuvent être extraites pour une procédure.

Une caméra filme, les fichiers s'accumulent, mais tout ne se garde pas indéfiniment. Beaucoup de propriétaires se demandent combien de temps sont stockées les données enregistrées par vidéosurveillance, et la réponse française tient en un principe clair : un mois au maximum, souvent bien moins. Pour comprendre comment le matériel influence cette durée, notre article dédié détaille combien de temps sont conservées les vidéos : explications.

Cette limite n'est pas un simple usage : elle découle du RGPD et des recommandations de la CNIL. Selon la CNIL, conserver les images quelques jours suffit généralement à effectuer les vérifications après un incident, et la conservation ne doit pas dépasser un mois. Maîtriser cette durée de conservation des images évite les sanctions et sécurise l'usage des enregistrements comme preuves.

Ce que dit la loi française sur la durée de conservation

Bureau avec écrans de vidéosurveillance et calendrier illustrant la durée de conservation

En France, la vidéosurveillance repose sur un double cadre : le RGPD et la loi Informatique et Libertés pour les données personnelles, et le Code de la sécurité intérieure pour les lieux ouverts au public. Le principe directeur est celui de la minimisation des données : on ne garde une image que le temps strictement nécessaire à la finalité poursuivie.

Concrètement, la CNIL recommande que la durée n'excède pas un mois, soit trente jours. Toute conservation au-delà doit reposer sur des circonstances exceptionnelles, justifiées et documentées. Pour un commerce, des bureaux ou un immeuble d'habitation, une semaine suffit fréquemment. Cette règle vaut aussi bien pour les entreprises françaises que pour les particuliers équipés chez eux.

Il existe une nuance importante : ce plafond d'un mois n'est pas un réglage par défaut. La bonne pratique consiste à choisir la durée la plus courte compatible avec votre objectif de sécurité, puis à la documenter.

Les durées recommandées selon le contexte

La durée pertinente varie selon le lieu surveillé et le niveau de risque. Un site sans public détecte vite un incident, tandis qu'un parking ou une copropriété peut justifier une fenêtre un peu plus large. Voici les repères couramment appliqués.

  • Maisons et petites propriétés : quelques jours à deux semaines suffisent le plus souvent.
  • Sites industriels et entrepôts sans accueil du public : souvent entre 7 et 15 jours, les incidents y étant repérés rapidement.
  • Parkings et immeubles résidentiels : une fenêtre de 15 à 30 jours selon le risque.
  • Commerces et lieux ouverts au public : la durée figure dans l'autorisation préfectorale et ne peut dépasser un mois.

Le bon réflexe consiste à aligner la durée sur le temps réel nécessaire pour repérer un problème. Avant même de régler ce paramètre, le choix du matériel compte, comme l'explique notre guide pour choisir une caméra de surveillance : impact sur la conservation des données.

De quoi dépend la durée d'enregistrement possible

La loi fixe un plafond, mais la durée technique réellement disponible dépend de votre configuration. Un même espace de stockage peut couvrir quelques jours ou plusieurs semaines selon les réglages. La plupart des systèmes utilisent l'enregistrement en boucle : une fois la capacité pleine, les fichiers les plus anciens sont écrasés.

Plusieurs facteurs pèsent sur cette autonomie :

  • La résolution : passer du 1080p à la 4K alourdit fortement les fichiers.
  • Le mode d'enregistrement : l'enregistrement continu consomme beaucoup plus d'espace que la détection de mouvement.
  • La compression : le codec H.265 réduit sensiblement le volume par rapport au H.264.
  • Le nombre de caméras et la capacité du disque installé.

En pratique, un enregistrement en continu en résolution standard peut occuper l'équivalent de 24 à 48 heures de vidéo sur un petit espace, alors que la détection de mouvement permet de couvrir plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sur la même capacité.

Stockage local, NVR ou cloud : quel impact

Comparaison des supports de stockage vidéo : carte SD, enregistreur NVR et cloud

Le support de stockage détermine à la fois la durée disponible, le coût et la sécurité de vos images. Trois grandes options existent, chacune avec ses compromis.

Support Durée typique Abonnement Dépendance internet
Carte SD (dans la caméra) Quelques jours à quelques semaines Non Faible
Enregistreur NVR/DVR local (nos packs NVR Daewoo) Semaines à plusieurs mois selon le disque Non, propriété à vie Aucune pour enregistrer
Cloud Selon le forfait (7 à 90 jours) Oui, mensuel Élevée

La carte SD est simple mais limitée en capacité. Le cloud offre un accès distant et met les vidéos à l'abri en cas de vol du matériel, au prix d'un abonnement et d'une bonne connexion. L'enregistreur local, lui, cumule capacité, coût maîtrisé et absence de frais récurrents, ce qui en fait une base solide pour respecter votre durée de conservation sans dépendre du réseau. Nos solutions couplent d'ailleurs cette approche avec une gestion mobile, comme le détaille notre dossier sur la vidéosurveillance : sécurité et enregistrements.

Incidents et procédures : les exceptions à la règle

Que se passe-t-il si un cambriolage survient la veille de l'écrasement des images ? La règle du mois connaît des exceptions encadrées. Lorsqu'un vol, une intrusion ou une dégradation est constaté, les séquences utiles peuvent être extraites et conservées au-delà du délai habituel.

Ces extraits servent alors de preuves, mais uniquement pour la durée nécessaire à la procédure. Les autorités (police, gendarmerie, justice) peuvent également requérir des images dans le cadre d'une enquête : elles sont ensuite conservées selon les règles de la procédure pénale. Le reste des enregistrements, non pertinent, doit être supprimé selon les délais habituels.

Pour un particulier victime d'un cambriolage, la logique est identique : les images liées à l'événement accompagnent le dépôt de plainte, le reste continue d'être écrasé automatiquement. Chaque dérogation doit rester ciblée, motivée et traçable.

Sanctions et bonnes pratiques RGPD

Conserver des images trop longtemps n'est pas anodin. Une durée excessive viole le principe de limitation de la conservation, et augmente la surface d'exposition en cas de piratage. Moins vous stockez de données, plus le risque de fuite diminue.

Les sanctions sont réelles. Certaines entreprises ont dû s'acquitter de 20 000 euros pour non-respect de la durée de conservation, souvent assorti d'une injonction de mise en conformité. À cela s'ajoutent le risque de litige avec les personnes filmées et l'atteinte à l'image.

Quelques pratiques limitent ces risques :

  • Activez l'écrasement automatique sur votre enregistreur et vérifiez qu'il fonctionne.
  • Informez clairement les personnes filmées (panneau visible, finalité, durée).
  • Restreignez l'accès aux images aux seules personnes habilitées.
  • Documentez votre politique de conservation et révisez-la régulièrement.

L'essentiel à retenir pour vos enregistrements en France

La durée de conservation des données de vidéosurveillance se résume à un équilibre : garder assez longtemps pour être utile, pas plus que nécessaire. En France, le repère est un mois maximum, avec une préférence marquée pour quelques jours, et des extractions ciblées en cas d'incident. Choisissez la durée la plus courte compatible avec votre objectif, appuyez-vous sur un enregistrement en boucle bien configuré, et gardez une trace de vos règles. Ce cadre protège à la fois votre sécurité et la vie privée des personnes filmées.

Passez à l'action avec Daewoo Security

Respecter une durée de conservation maîtrisée passe d'abord par un stockage fiable, sous votre contrôle, sans dépendance à un abonnement mensuel ni à une connexion permanente. C'est exactement le rôle d'un enregistreur local bien dimensionné, capable de gérer l'écrasement automatique et de garder vos images à l'abri, chez vous.

Capture de la page d’accueil de Daewoo Security

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Questions fréquentes

Quelle est la durée légale maximale de conservation en France ?

En principe, les images ne peuvent pas être conservées plus d'un mois. La CNIL rappelle que quelques jours suffisent souvent pour vérifier un incident. Au-delà de trente jours, il faut une justification exceptionnelle et documentée.

Que se passe-t-il quand le stockage est plein ?

La plupart des systèmes utilisent l'enregistrement en boucle. Une fois la capacité atteinte, les fichiers les plus anciens sont automatiquement écrasés par les nouveaux. Les images effacées sont généralement irrécupérables, sauf sauvegarde préalable.

Peut-on garder des images plus longtemps après un cambriolage ?

Oui, mais uniquement les séquences liées à l'événement. Elles peuvent être extraites et conservées le temps de la procédure ou de l'enquête. Le reste des enregistrements doit continuer d'être supprimé selon les délais habituels.

Le cloud conserve-t-il les vidéos plus longtemps qu'un enregistreur local ?

Cela dépend du forfait et du disque. Le cloud propose souvent des paliers de 7 à 90 jours, moyennant abonnement. Un enregistreur local comme nos packs NVR Daewoo peut couvrir plusieurs semaines à plusieurs mois sans frais récurrents.

Comment savoir combien de temps ma caméra conserve les images ?

Ouvrez l'application ou le logiciel de votre caméra ou de votre enregistreur pour consulter les paramètres de stockage. Vous y verrez la capacité disponible et la durée de conservation configurée. Vous pouvez l'ajuster selon votre finalité et la réglementation.

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